La docteur Schneider, ma psy est désormais pour moi ce que la formule idiote « sans transition » fut à PPDA du temps où il sévissait encore au 20h00. Vous l'avez compris : la docteur Schneider n'est plus. D'ailleurs elle n'a jamais été. Elle ne sera jamais plus. Virtuellement enterrée. Vous, bien sûr, vous avez fait semblant d'y croire. Et m'avez entrainé dans cette spirale infernale de toutes ces consultations pathétiques.
A cause de cela, je vous quitte. Déjà, je m'éloigne de vous...
La LAVO1200Speed n'a jamais existé. Tout autant que je me fiche totalement de savoir si vous possédez une machine à laver à chargement frontal ou à chargement par le dessus, fut-elle triphasée. Ma névrose tourbillonnante n'était que pure invention de ma part. Mais vous bien évidemment vous avez insisté : parle nous, encore, et toujours de ta machine à laver, de tes lessives, de tes essorages. Jamais il ne vous est venu à l'idée de dire : on sait bien que tu déconnes, ce n'est pas pour de vrai.
A cause de cela, je vous quitte. Déjà, je m'éloigne de vous...
Je ne suis pas Moi Devant. Je ne l'ai jamais été. J'ai toujours été du genre à m'installer au fond de la classe mais à être parmi les premiers tout de même. Je n'ai pas de complexe d'infériorité, je n'aime pas les liens de subordinations, je déteste les organigrammes. Simplement, je veux pouvoir surprendre. Ou croire que cette faculté m'est donnée. Mais Moi Devant : jamais. Pourtant, vous en avez joué. Vous m'avez laissé croire que j'y étais. Que vous étiez derrière. Que vous peiniez d'efforts à essayer, en vain, de me suivre. Il n'est venu à l'esprit d'aucun d'entre vous de me taper sur l'épaule en me disant « te fatigue pas mon vieux, t'es avec nous ». Vous m'avez laissé croire, vous m'avez abusé.
A cause de cela, je vous quitte. Déjà, je m'éloigne de vous.
Les histoires qui se terminent mal me laissent de marbre. Je n'aime pas les histoires. Car justement, elles se terminent toujours mal. Quoique vous en disiez. Une histoire n'est jamais qu'une histoire : elle est faite d'histoire et de rien d'autre. Une histoire c'est le passé, et pour les esprits un peu plus torturés, le futur. Mais l'histoire n'est jamais le présent. Or je suis cet homme qui écrit le présent. Je balaye les miettes de vos histoires sans goût, sans saveur, sans intérêt. Vous auriez pu m'avertir, me dire « te fatigue pas, t'es comme nous » mais non !
A cause de cela, je vous quitte. Déjà, je m'éloigne de vous.
Oui, finalement il n'y a rien d'intéressant en moi. Encore moins en vous. Dans le tout, je crois qu'il n'y a rien. Je ne suis pas esclave de votre surmoi collectif.
Mon thème est désastral, il est désastreux. Le temps n'est plus aux nobles gestes. Trop tard pour venir me dire : « mais non, on savait bien que... ».
A cause de cela, je vous quitte. Ainsi donc, je suis comme vous : pour moi : l'horreur absolue.
Vous m'avez bien compris : j'arrête. N'insistez pas : s'il le faut, je le répèterai ad nauseum.
Enfin, du moins, j'arrête jusqu'à demain. Je vous déteste. Et en plus de cela, tout me gratte maintenant. C'est malin !
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