Votre enfance a sûrement été imprégnée par des contes qui n’en finissaient pas de finir mais surtout qui finissaient bien. Si, croyez-moi : vous en avez été influencés ! Regardez-vous voyons !
Et Hansel et Gretel retrouvèrent le chemin chez leurs parents qui pourtant les avaient abandonnés… Et Blanche Neige fut réveillée par le baiser d’un prince charmant… Et Cendrillon et son prince se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… Et le Petit Chaperon Rouge revint indemne de sa promenade du dimanche… Pour ne citer que quelques exemples des plus connus. Evidemment, je ne citerais pas le conte du Chat Botté, histoire tout à fait amorale qui pousse tant de nos chérubins encore innocents dans les griffes de ces félidés.
Vous aussi auriez préféré que :
- Hansel pousse Gretel dans le four plutôt que la méchante sorcière qui vous était plutôt sympathique,
- le beau Prince eut roulé un patin goulu version fast et furious à la sorcière qui croquait des pommes vertes pas très mûres au lieu d’en rouler un à Blanche-Neige toujours à s’occuper de son maquillage et ses faux ongles
- le chat botté soit écrasé par une botte de foin tombé d’une carriole d’un paysan pauvre mais travailleur qui n’en avait rien à fiche de ces histoires sautes et grenues.
A vous tous, aux autres et même au petit reste, je dis : halte à la spoliation de ces histoires qui se terminent bien, halte à la pensée unique qui fait croire à nos enfants qu’ils vivent dans un monde parfait, haltes aux imageries d’Epinal. Dénonçons toutes ces histoires sordides et révélons que dans « le petit chaperon rouge » la mère indigne refusait ses soins à Mère-Grand – il lui manquait 4 semestres de cotisations à la Sécu - ce qui expliquait les problèmes de vue et de santé de cette dernière. Elle ne touchait même pas l’Allocation Personnes Agées tellement elle était pauvre.
En cette période de valses hésitations où vous n’arrivez plus à différencier Inclination et Inclinaison, laissez-vous porter par la déferlante des sensations nouvelles que ne manqueront pas de vous procurer ces contes revus qui enfin, enfin se termineront mal ! En vente libre à l’Association des Pauvres Mais Travailleurs.
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