Investiture à la maison blanche !

Publié le par antenor

Tout cela m’apparait comme une absurdité sans nom. Et traduit hélas votre vulgarité à laquelle je ne pourrais jamais m’habituer. De quoi je parle ? Mais de votre passion hystérique que vous démontrez à l’occasion de l’investiture du nouveau président américain. Vous savez ce métis, ou plutôt ce noir qui n’ose pas s’affirmer.

C’est proprement scandaleux d’afficher ainsi vos sentiments pour un type qui n’a encore rien fait. De le voir ainsi Lui Devant et vous derrière me donne des envies de nausée et fait monter en moi des doses de mépris supplémentaires que je ne retiendrais pas de verser sur vous. Cette escalade névrotique ne vous conduira nulle part. Je ne comprends pas quel étrange pouvoir exsude de cet homme pourtant si ordinaire ?

Personnellement, je ne pourrais jamais m’imaginer habiter dans la maison blanche. Je ne vois pas quand je trouverais le temps de donner les ordres à tous les domestiques et conseillers en journée, et le soir venu me voir faire les carreaux et passer l’aspirateur une fois tout ce petit monde rentré chez lui, il ne faut pas y compter. Et puis, il faudrait une salle de supervision rien que pour surveiller toutes les machines à laver. Parce que là, du linge, il doit y en avoir…

Non, c’est clair, pour moi : je ne pourrais absolument pas vivre dans la maison blanche, je ne m’en sortirais jamais.

A la réflexion, quand j’observe ma vie actuelle, pourtant, je me dis que je ne vis pas à la maison blanche mais que je ne m’en sors pas non plus quand même. N’en concluez pas que je tourne en rond, ici, les conclusions c’est moi qui les tire (comme pour tout le reste d’ailleurs). Alors quitte à ne pas m’en sortir, ne devrais-je pas quand même vivre à la maison blanche ?

Oh, bien sûr, j’ai été consulté pour écrire le discours d’investiture du métis, mais j’ai refusé. J’exigeais de pouvoir le prononcer moi-même. Moi Devant 2 millions de personnes, même américaines, et vous derrière, l’idée ne me déplaisait pas. Devant mon refus, on m’a supplié d’écrire au moins celui du vice-président. Mais moi, les subalternes… ça n’a jamais été trop mon truc.

Alors j’ai assisté à la cérémonie d’investiture. En toute discrétion (on me voit en arrière plan à gauche sur la photo où le nouveau président métis lève la main, l’autre sur la bible…). D’ailleurs, je vous ai ramené un souvenir : ses gants noirs.

Publié dans rien-nest-vrai

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Freefounette 22/01/2009 14:19

muarf, Sassandra, alors là, mdrrrrrrr ! trop forte (si c'est une fille).

Andiamo 22/01/2009 10:43

Dieu est (re) descendu parmi nous ! Le premier était Arabe, le second est noir clair !Alleluiah ! Mais qu'est-ce que les hommes sont cons, ils attendent beaucoup trop de cet homme là... Forcément ils seront déçus, forcément !

D.K. 22/01/2009 10:28

Maréchal, c'est bien la premeère fois que je détecte une note de jalousie enfouie derrière le cynisme habituel... Ne devriez-vous pas en parler à votre psy au plus vite ???

MarcelD 22/01/2009 06:02

Un noir à la maison blanche!! Et pourquoi pas l'inverse pendant qu'on y est? Dites moi que je rêve!

Franck 21/01/2009 21:13

Trois doigts à une main et quatre à l'autre... On ne nous a pas dit qu'il avait cet handicap !