Texte Libre

Nous sommes contre la médiocrité. Nous voulons nous compromettre avec la personne humaine.

(Eduardo Galeano)

Vendredi 1 mai 2009

Ne pourra-t-on décidément jamais vous laisser seul quelques instants sans que vous derrière, et Moi Devant, ne fassiez des bêtises ? Je reviens d’à peine d’Espagne, de ses soirées mondaines royales, dans le sillage du parcours présidentiel.

Et que la clameur m’atteint. Vous auriez la goutte au nez ? Une histoire de H1N1 ? H5N3 ? Une grippe porcine ? Rebaptisée grippe mexicaine et comme il faut être politiquement correct et ne stigmatiser personne, la grippe A !

Reprenons tout depuis le début si vous le voulez bien, pour bien tout comprendre. D’abord, je vous rappelle que les maladies des animaux morts n’intéressent jamais personne, puisqu’elles meurent justement avec les animaux qu’elles « occupent ». Or, ignares que vous êtes, je vous rappelle qu’un porc c’est un cochon qui est mort ! Il ne faudrait donc pas parler de grippe porcine, mais bel et bien de grippe cochonne. Et de vous à moi, cela a beaucoup plus d’allure et colle beaucoup plus près à votre réalité. Dans le cas du H1N1, et ce que les autorités publiques ne reconnaitront jamais, c’est qu’il ne s’agit pas vraiment d’une grippe, mais plutôt d’une peste.

Comment je le sais ? Et bien c’est mon rôle de savoir, et le vôtre de poser des questions inutiles, la preuve !

Donc, je disais, une petite grippe cochonne comme celle dont on a parlé, n’a jamais tué personne. Du moins pas encore. Mais si elle le faisait, en masse, regardons en les avantages : ça ôterait de la Terre quelques centaines de milliers de sans-emplois, de plèbe, de vieux, de fonctionnaires aigris, de gens complètement inutiles. Du coup, ça soulagerait les Caisses de la Sécu et de l’Assedic. Ca libère des logements, permet de baisser les effectifs de fonctionnaires. Bref, on relance l’économie. Le Tamiflu, à la poubelle on vous dit !

Alors suivez bien mes conseils : allez tous défiler unitairement aux défilés du 1er Mai (que c’est vulgaire), faites-vous la bise, prenez le métro, allez en discothèque, continuez à faire vos courses dans les hypermarchés et les grands magasins, chez vous ouvrez grandes les fenêtres, et restez dans le couloir à papoter avec vos voisins.

Si la grippe cochonne pouvait commencer un peu par le 92 et le 93, puis le IVè du 75 mais épargner le 78 et le 91 parce que j’ai des relations mondaines assez influentes qui y habitent, ça pourrait m’arranger.

 

A A A Allez à plus tard, AAAAAAAAAAATCHAAAAAAAAAAA !

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil

Texte libre

Si vous avez raté le début :
Anténor, accessoirement Maréchal Président à Vie (MPàV) de l’Association des Pauvres Mais Travailleurs (APMT) déteste les chats, les lumières que l’on laisse allumées, sa psychanalyste le docteur Schneider. Il affectionne les histoires qui se terminent mal, les tomates, les poudres et machines à laver (uniquement avec hublot), l’humour noir, féroce, sarcastique. Il n’a aucun égard pour les veuves et les orphelins : il voudrait qu’il y en ait plus.
Enfin, il a démodé les Troubles Obsessionnels Compulsifs et patauge pathétiquement dans les Troubles d’Opposition avec Provocation, la mare jamais desséchée de son existence quotidienne.
Il est torturé en permanence par un doute qui le ronge insidieusement : doit-il ou non assister au prochain festival de Cannes ? Enfin, il est persécuté par La Rousse, la fille de l'insupportable docteur Schneider.

Images aléatoires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés