Une grippe A, type H1N1, et vite !

Publié le par antenor

Cher Amiral,

 

Quelque soit l’endroit où vous voguiez en ce moment, comme je vous envie ! Ici, sur terre ferme les choses se catastroprécisent. Après la vache folle, le SRAS, les huitres impropres à la consommation, le veau à l’hormone, la grippe aviaire, nous sommes en pleine tourmente avec les risques d’une nouvelle grippe, successivement appelée grippe mexicaine, du cochon, H1N1 et maintenant grippe A. La peste quoi.

Comme si cela ne suffisait pas, les Français se sont mis cet été au camping. Oui, vous m’avez bien lu. Ces « gens-là », dont l’inclination naturelle envers la vulgarité me semble sans limite, ne m’inspireront définitivement et à jamais que dégout et mépris. On leur construit le George V, le Crillon, le Saint James… Et eux ? Ils font du camping ! 20 000 ans de civilisation pour en arriver là ! C’est comme si je m’abaissais à faire les soldes ! Jamais, vous m’entendez ? JAMAIS ! De surcroît, et comme si cela ne suffisait pas, je les ai vus consommer des limonades avec une rondelle de citron, ils appellent cela un Radeau je crois, pour tenez-vous bien, 0,95 €. C’est abject, je le répète ! La débandade complète !

Non, cher ami Amiral il est grand temps que vous reveniez et que vous constatiez avec moi la folie du monde actuel. Où que vous soyez, abaissez les voiles et mettez les vapeurs à fond ! Vous qui êtes un peu des deux, cela ne devrait pas vous poser de problème.

J’ai hâte que la grippe A arrive et qu’elle fasse un peu de place parmi « ces gens-là ». Oh vous me connaissez : je ne me vois absolument pas mourir d’une maladie aussi vulgaire. Non, moi, il me faudrait une maladie beaucoup plus sélecte, plus classe, plus distinguée. Oui, une maladie rare ou orpheline, pourquoi pas. En attendant, j’ai renouvelé et préparé ma garde-robe de deuil. Le noir me va si bien, vous le savez. J’ai arrêté, bien avant les autres, les séances d’UV. Mon teint blafard, associé à un tout-en-noir, relevé par mes magnifiques chaussures rouges : je frise la perfection. J’ai préparé de nombreuses cartes de condoléances, prêtes à l’envoi, destinées aux familles de connaissances qui se portent encore bien pour l’instant, mais j’en suis conscient : un malheur est si vite arrivé. Remarque : pas toujours, hélas !

Mes cauchemars du moment se traduisent par une grippe A qui ne ferait pratiquement pas de victimes. Tout ça pour rien, je ne peux me l’imaginer. J’ai dressé une liste personnelle de ceux dont je pense (et j’espère…) qu’ils n’y survivront pas et des autres qui y survivront. Sur cette dernière y figurent déjà : Moi en Premier bien sur, et tout Devant. Tout de suite et très près derrière Moi, vous figurez en deuxième place, bien cher Amiral. Ensuite vient ma psy, la docteur Schneider, nouvellement convertie à la Gestalt thérapie et qui est à ma santé mentale ce que la marque Sheba est à la marque Buitoni. Et puis ensuite, eh bien figurez-vous, que j’ai du mal à la remplir cette liste. C’est vrai que pour l’autre, de tous ceux qui n’y survivront probablement pas, j’ai eu nettement moins de mal.

La crise financière que l’on nous avait promise très grave n’a pas tenu ses promesses. La classe laborieuse, tous ces gens qui sont obligés de travailler pour pouvoir vivre, est toujours là. Je pense souvent à elle, en mal bien évidemment. Elle m’a toujours écœuré, elle m’écœure, elle continuera à m’écœurer. Je me dis qu’un peu de mépris m’épargnera beaucoup de haine. Et vous savez comment on est : on dit des choses, on ne pense pas forcément le contraire. Et bien c’est tout Moi.

Amiral, très cher, je ne voudrais pas paraître plus pénétrant que nécessaire. Mais vous l’aurez, j’en suis convaincu, compris : il m’importe que vous soyez à mes côtés dans les semaines à venir. Quand l’Histoire s’écrit, n’en déplaise à F. Fukuyama, et elle continue de s’écrire, il est de bon ton d’être au premier rang. Hâtez-vous, le temps presse. Qu’enfin à nouveau nous puissions dégorger pleinement et en toute complicité, mettant un point final à nos plaisirs jusque-là si solitaires…

Bien à Vous,

Anténor

Maréchal Président à Vie

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Commenter cet article

Andiamo 05/10/2009 10:20


Blague à part : Que deviens-tu ?


Oïnkari 27/09/2009 11:07


Eh ben! Maréchal, vous avez choppé la grippe ?
Voulez zune potion ?
A votre service ! 


Laurence 26/09/2009 23:37


bzzzzz


Freef 23/09/2009 13:20


Ben dis donc, mais où es-tu passé ? de soirée mondaine en soirée mondaine, aurais-tu fini par en oublier les codes pour accéder à ton blog ???


Laurence 18/09/2009 21:35