Accroche :

J'AIMERAI ME REPAITRE DE CEUX QUI VOUDRAIENT ME SOUMETTRE !
(pour les détails, me contacter urgemment !)

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 08:05

Salut les miettes de thon,

 

qui grouillez autour de moi, sans jamais vous hâter quand même ! Une seule question vous taraude, dans votre existence pathétique : mais qu’est-ce qu’il devient ? La réponse est somme toute assez simple : RIEN. Ce n’est pas grand-chose, j’en conviens, mais c’est toujours mieux que les Moins-que-Rien qui m’entourent.

Pendant que vous grelottez, que votre esprit se fige, que vous maudissez l’hiver tardif (ce sont tous ces vents solaires qui soufflaient contre moi pendant des semaines, partout à travers la France, qui l’ont retardé), que vous préparez la fin du monde annoncée, je continue d’avancer. La fin du monde ? Je ne serai pas prêt et j’ai décidé que je n’aurai pas le temps pour. Si d’aventure je suis dans les parages et pas en consultation, je prendrai quelques photos. Je vous montrerai.

A moins qu’un tsunami de dettes vous ait ravagé par ailleurs. Elle était où, d’ailleurs, la dette de la France avant 2011 ? Tous les jours j’en cauchemarde, désormais, de cette dette. La gauche molle parade, mais gare aux larmes de fonds… Tant qu’on donnera des crédits aux gens pour qu’ils achètent des voitures étrangères… Pour résoudre tous ces problèmes, je conseille de vendre l’Alsace à l’Allemagne. Ca va en faire des contents, de tous les côtés, renflouer les caisses de la France. Et puis on pourrait fermer la Belgique pendant quelques années, le temps qu’elle trouve les moyens de se réconcilier entre elle-même (c’est pourtant un problème psychologique extrêmement courant). J’oubliais la Corse : sous l’eau pendant 5 minutes, et puis on refait tout. Cerise sur le gâteau : Anschluss du Duché de Luxembourg à la Lorraine.

Quand on est faible, on est fort. Quand on est fort, on est faible. C’est la bible qui dit ça. En même temps, ceux qui prétendent cela sont confortablement vautrés dans le salon de leur maison avec chauffage central. Je me sens victime pure souche, extrêmement et grièvement blessé. Je pourrais saigner abusivement pendant des minutes entières, après avoir été frappé par la réglette « client suivant » de mon Super U favori pour avoir voulu passer devant, que cela n’y changerait rien : je porte en moi des tonnes d’humanité sublime.

Il ne faut pas croire : j’aime la vie ! Au point de ne pas la laisser se détériorer à ce point de déchéance qu’est le non-être, ce à quoi vous ressemblez, vous qui ne respectez rien et surtout pas moi.

chaussures rougesLa vérité c’est qu’il n’y a pas de réchauffement climatique : la terre se pèle pour la génération future. Après vous, le déluge. Avec Moi, le subterfuge.

Résumons : une catastrophe, aussi lente soit-elle, passe finalement assez vite aussi, vous ne trouvez pas ? Vous en êtes déjà presque à la fin de ce billet. Pour la suite j’ai une idée : à partir de maintenant, on va tous être superficiel, d’accord ? Mince, j’oubliais que vous l’étiez déjà.  Et puis je ne sais pas ce que j’ai en ce moment : je vois des chaussures rouges partout. Ne vous moquez pas : ce n’est pas parce que vous êtes nombreux à avoir tort, que vous avez finalement raison. Tiens, ça faisait longtemps mais je le répète quand même : je vous hais !

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 10:03

Jamais réclamée, toujours imposée, et puis ça faisait longtemps, et d'abord je fais ce que je veux, voici la pensée du jour de ce jour :

"à la Ste Thérèse, j'aimerai que tu te thèse"

 

Et çà compte pour tout le monde. Sauf pour ma psy, la Docteur Schneider, qui est à ma santé mentale ce que le conflit d'intérêts est au confit de canards et que je n'oserai jamais tutoyer. D'ailleurs, à partir de maintenant, je préfèrerai aussi qu'on se vouvoie. On ne se sent jamais aussi bien que lorsqu'on est distant par rapport à son entourage. Et pendant que vous prenez du recul, je continuerai d'avancer, afin d'être devant, loin Devant pendant que vous serez derrière, éternellement Derrière. Pour obtenir la pensée du jour d'un autre jour, et bien vous faites comme les autres : vous reviendrez ! Taisez-vous à la fin !

Par antenor - Publié dans : la pensée du jour
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 20:38

Vous, je ne sais pas où vous en êtes. Très sincèrement, on s’en fiche un peu – je reste vraiment poli et well-educated. Car autour de nous, la réalité nous rattrape, nous frappe, nous happe. Vous êtes peut-être ok, j’suis bath ! Non mais alors, parce que de vous, j’en ai… mais alors j’en ai…

 

Ce pauvre Strauss-Kahn et cette Nafissatou qui en 7 minutes ont gâché nos vacances d’été (du coup j’ai oublié de prendre rancard avec ma psy), l’affaire Karachi (il parait que j’ai des valises sous les yeux, que c’est pas joli non plus), les ripoux de la police de Lyon (ç’aurait pu lui rapporter des billions ?), ce cher Kadhafi toujours introuvable en Lybie (qu’on nous laisse les derniers dictateurs !), les grondements dans les bas-quartiers de Deraa en Syrie (c’est tout de même incroyable, et pourquoi pas en Corée du nord tant qu’on y est), l’affaire Guérini à Marseille (pour l’instant tout le monde est innocent), cette touchante histoire de Liliane Bettencourt et sa fille (vous abusez bien de ma faiblesse, et je ne dis rien), ces quelques ares de terrain cédés par l’ex-ministre Woerth (devant ma psy, je suis résolu, je ne céderai rien), l’attentat de Marrakech (il y en a eu d’autres, mais je ne vais pas tous les lister), les primaires socialistes et les débats pathétiques (ça me rassure sur le fait de tout prendre au second degré), le procès du médecin de M. Jackson (ce dernier a une paix royale, et nous aussi, merci docteur), la crise de la dette (elle était où cette dette avant 2008, hein ?, on nous ment je vous dis !), le prix du litre de gazoil (m’en fous je roule au super 98, y’en a plus que l’95 même !), l’affaire des écoutes de B. Gaccio sur canal plus (elle a épluché ses notes de téléphone, et alors ?), la suppression des postes de fonctionnaires (et pourtant il y en a toujours autant à nous emm… à nous faire remplir des formulaires incroyables), la bactérie Escherichia coli (si ça se trouve, elle n’est même pas é-colo), le médiator (rien que le nom, de toutes façons, aurait du vous dissuader, mais non ! alors ne vous plaignez pas – du moins si vous êtes encore en vie), le rallye d’Alsace (avec la panne de moteur inespérée de Sébastien Loeb : yes, he can !), le sénat à gauche (c’est à cause de ça que tout va mal, c’est l’issue de tout le reste, vite de nouvelles élections on vous dit !), la guerre d’Afghânistân (c’était pour quoi déjà ?, ah oui, l’axe du mal ! et ça, c’est mal !), la création de l’état palestinien (il aurait pu taper avec sa chaussure sur le pupitre pour faire le buzz !), les nouveautés de facebook (je hais mes amis de facebook de toute façon), les bourses qui plongent (tant que mes bourses valsent, je ne me plains pas), la française enlevée au Kenya (et qui va ranger le fauteuil qu’ils n’ont pas pris ?), les indignés (ça me révolte), le retour de Poutine (Lenine, réveille-toi, ils sont devenus fous), Claire Chazal toujours sur la 1 (elle a franchement vieilli, vous ne trouvez pas ?) …

 

Et j’en passe.

 

octobre-2011 7445Non, ce que je veux vous dire, c’est que vivement la fin du monde. Moi, je m’enferme, j’arrête tout, je m’assieds dans un coin, je serre mes chaussures rouges contre moi … décembre 2012… juste un mauvais moment à passer.

 

Mon Dieu, faites que je n’y survive pas.

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 11:11

Le diagnostique de ma psy, la docteur Schneider, qui est à ma santé mentale ce que la suite 2806 est désormais à DSK, est tombé comme la lame sur le cou de cette adorable Marie-Antoinette : tranchant et sans pitié. « Vous n’êtes pas dépressif, Maréchal, vous menez tout simplement une vie de merde ».

Ah ça, j’ai connu des quart de heurt, mais de gloire tout de même, plus agréable. 7 ans de thérapie pour en arriver là …

Alors, et parce que rien ne fera jamais que je me laisserais abattre (JFK en disait autant parait-il), j’ai ressorti mes chaussures rouges, et comme Candide, dans un élan Darwino-voltairien je me suis remis à cultiver mon jardin.

Il faut toujours cultiver son jardin, vous seriez bien sots de l’oublier !

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Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 06:25

Je l’ai toujours su. Très tôt d’ailleurs. Que je ne ferai jamais X, ni polytechnique, ou encore moins l’ENA. J’ai toujours su que je ne serai jamais riche. Que je ne ferai jamais partie d’un parti. Que je ne serai pas un bon parti, non plus, et que quand vous me croirez encore là, je serai déjà parti. J’ai toujours su que je ne serais pas un brillant chirurgien, ou un homme d’affaires avec un gros attaché case plein de contrats douteux. J’ai toujours su que je n’aurais pas droit à mon quart d’heure de célébrité et que je ne monterai pas les marches à Cannes. J’ai toujours su que les chats tout comme les chattes ça ne serait pas mon truc. J’ai toujours su que je garderai ma révolte, qu’elle suinterait en permanence, que vous ne la comprendriez pas. J’ai toujours su que je ne me fracasserai pas la tête la première dans les escaliers (pour l’instant, c’est ce qui a le mieux marché –en quelque sorte- dans tout ce que j’ai toujours su). J’ai toujours su que je ne vous supporterai pas, la preuve : je ne vous supporte pas. Qu’à vous fréquenter, je ne verrai que des gros, des vieux, des infirmes et des malades. J’ai toujours su que ce n’étaient pas eux les plus dangereux, mais tous les autres, les lâches, vautrés dans leurs certitudes. Que je n’oublierai jamais ma nourrice à qui j’ai brulé sa machine à laver.

J’ai toujours su que je ne brillerai dans aucune soirée mondaine. Que mon absence ne serait pas remarquée, encore moins que ma présence. J’ai toujours su que 2 et 2 ne font pas 4 et que les extra terrestres n’existent pas. J’ai toujours su que l’énergie atomique n’était pas dangereuse (tout me gratte) et que je n’avais pas besoin de vous. J’ai toujours su que ma psy, la docteur Schneider, nouvellement gestalt-thérapeute, et qui est à ma santé mentale ce que le FMI est à la Grèce, finirait par se marier avec un tonneau qui fait le ménage et à manger. J’ai toujours su que je n’aimerai que les histoires qui se terminent mal, et que quand je verrais une feuille tomber, cela me ferait sourire en coin. J’ai toujours su que je finirais par détester ma mère : quand je l’ai appelée, un jour, avec une infection à l’œil pour avoir un conseil et qu’elle m’a dit « tu sais, il y a tellement d’enfants qui meurent avec une infection ». J’ai toujours su que l’on parlerait plus de religion, et de saucisse halal que de chômage et de personnes en grand besoin. J’ai toujours su comment emprunter la passerelle de la matière vers l’antimatière, de l’inerte vers l’animé. J’ai toujours su qu’on me prendrait pour un taré, mais qu’on me demanderait presque des conférences quand même, à me soupçonner d’être un darwiniste voltairien, à force de faire volte-face. J’ai toujours su qu’on passerait la même chose à la télé, que les informations seront à dormir debout, que les retraités iraient acheter leurs timbres le samedi à la poste, et que le feu passerait au rouge au mauvais moment. J’ai toujours su que je ne ferais pas partie de l’humanité, et que je ne ferai pas l’unanimité.

J’ai toujours su que je ne serai pas beau, mais qu’on ne regarderait que moi, même lorsque je m’habillerai basiquement pour déplaire, que ça ne marcherait pas. Toujours, et je n’ai eu de cesse de le répéter avec vive voix, je l’ai su que la RAAC (Renoncement – Abstinence – Abnégation – Contrition), il n’y avait que cela de vrai. Et j’ai toujours su que ça prendrait, qu’un jour vous vous y associeriez, que le mouvement deviendrait international. J’ai toujours su que j’ai toujours raison, je le dirai à votre oraison, et ça, je l’ai toujours su.

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Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
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A savoir :

Si vous avez raté le début :
Anténor, accessoirement Maréchal Président à Vie (MPàV) de l’Association des Pauvres Mais Travailleurs (APMT) déteste les chats, les lumières que l’on laisse allumées, sa psychanalyste le docteur Schneider. Il affectionne les histoires qui se terminent mal, les tomates, les poudres et machines à laver (uniquement avec hublot), l’humour noir, féroce, sarcastique. Il n’a aucun égard pour les veuves et les orphelins : il voudrait qu’il y en ait plus.
Enfin, il a démodé les Troubles Obsessionnels Compulsifs et patauge pathétiquement dans les Troubles d’Opposition avec Provocation, la mare jamais desséchée de son existence quotidienne.
Il est torturé en permanence par un doute qui le ronge insidieusement : doit-il ou non assister au prochain festival de Cannes ? Enfin, il est persécuté par La Rousse, la fille de l'insupportable docteur Schneider.

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