Accroche :
J'AIMERAI ME REPAITRE DE CEUX QUI VOUDRAIENT ME SOUMETTRE !
(pour les détails, me contacter urgemment !)
J'AIMERAI ME REPAITRE DE CEUX QUI VOUDRAIENT ME SOUMETTRE !
(pour les détails, me contacter urgemment !)
Jamais réclamée, toujours imposée, et puis ça faisait longtemps, et d'abord je fais ce que je veux, voici la pensée du jour de ce jour :
"à la Ste Thérèse, j'aimerai que tu te thèse"
Et çà compte pour tout le monde. Sauf pour ma psy, la Docteur Schneider, qui est à ma santé mentale ce que le conflit d'intérêts est au confit de canards et que je n'oserai jamais tutoyer. D'ailleurs, à partir de maintenant, je préfèrerai aussi qu'on se vouvoie. On ne se sent jamais aussi bien que lorsqu'on est distant par rapport à son entourage. Et pendant que vous prenez du recul, je continuerai d'avancer, afin d'être devant, loin Devant pendant que vous serez derrière, éternellement Derrière. Pour obtenir la pensée du jour d'un autre jour, et bien vous faites comme les autres : vous reviendrez ! Taisez-vous à la fin !
Vous, je ne sais pas où vous en êtes. Très sincèrement, on s’en fiche un peu – je reste vraiment poli et well-educated. Car autour de nous, la réalité nous rattrape, nous frappe, nous happe. Vous êtes peut-être ok, j’suis bath ! Non mais alors, parce que de vous, j’en ai… mais alors j’en ai…
Ce pauvre Strauss-Kahn et cette Nafissatou qui en 7 minutes ont gâché nos vacances d’été (du coup j’ai oublié de prendre rancard avec ma psy), l’affaire Karachi (il parait que j’ai des valises sous les yeux, que c’est pas joli non plus), les ripoux de la police de Lyon (ç’aurait pu lui rapporter des billions ?), ce cher Kadhafi toujours introuvable en Lybie (qu’on nous laisse les derniers dictateurs !), les grondements dans les bas-quartiers de Deraa en Syrie (c’est tout de même incroyable, et pourquoi pas en Corée du nord tant qu’on y est), l’affaire Guérini à Marseille (pour l’instant tout le monde est innocent), cette touchante histoire de Liliane Bettencourt et sa fille (vous abusez bien de ma faiblesse, et je ne dis rien), ces quelques ares de terrain cédés par l’ex-ministre Woerth (devant ma psy, je suis résolu, je ne céderai rien), l’attentat de Marrakech (il y en a eu d’autres, mais je ne vais pas tous les lister), les primaires socialistes et les débats pathétiques (ça me rassure sur le fait de tout prendre au second degré), le procès du médecin de M. Jackson (ce dernier a une paix royale, et nous aussi, merci docteur), la crise de la dette (elle était où cette dette avant 2008, hein ?, on nous ment je vous dis !), le prix du litre de gazoil (m’en fous je roule au super 98, y’en a plus que l’95 même !), l’affaire des écoutes de B. Gaccio sur canal plus (elle a épluché ses notes de téléphone, et alors ?), la suppression des postes de fonctionnaires (et pourtant il y en a toujours autant à nous emm… à nous faire remplir des formulaires incroyables), la bactérie Escherichia coli (si ça se trouve, elle n’est même pas é-colo), le médiator (rien que le nom, de toutes façons, aurait du vous dissuader, mais non ! alors ne vous plaignez pas – du moins si vous êtes encore en vie), le rallye d’Alsace (avec la panne de moteur inespérée de Sébastien Loeb : yes, he can !), le sénat à gauche (c’est à cause de ça que tout va mal, c’est l’issue de tout le reste, vite de nouvelles élections on vous dit !), la guerre d’Afghânistân (c’était pour quoi déjà ?, ah oui, l’axe du mal ! et ça, c’est mal !), la création de l’état palestinien (il aurait pu taper avec sa chaussure sur le pupitre pour faire le buzz !), les nouveautés de facebook (je hais mes amis de facebook de toute façon), les bourses qui plongent (tant que mes bourses valsent, je ne me plains pas), la française enlevée au Kenya (et qui va ranger le fauteuil qu’ils n’ont pas pris ?), les indignés (ça me révolte), le retour de Poutine (Lenine, réveille-toi, ils sont devenus fous), Claire Chazal toujours sur la 1 (elle a franchement vieilli, vous ne trouvez pas ?) …
Et j’en passe.
Non, ce que je veux vous dire, c’est que vivement la fin du monde. Moi, je m’enferme, j’arrête tout, je m’assieds dans un coin, je serre mes chaussures rouges contre moi …
décembre 2012… juste un mauvais moment à passer.
Mon Dieu, faites que je n’y survive pas.
Le diagnostique de ma psy, la docteur Schneider, qui est à ma santé mentale ce que la suite 2806 est désormais à DSK, est tombé comme la lame sur le cou de cette adorable Marie-Antoinette : tranchant et sans pitié. « Vous n’êtes pas dépressif, Maréchal, vous menez tout simplement une vie de merde ».
Ah ça, j’ai connu des quart de heurt, mais de gloire tout de même, plus agréable. 7 ans de thérapie pour en arriver là …
Alors, et parce que rien ne fera jamais que je me laisserais abattre (JFK en disait autant parait-il), j’ai ressorti mes chaussures rouges, et comme Candide, dans un élan Darwino-voltairien je me suis remis à cultiver mon jardin.
Il faut toujours cultiver son jardin, vous seriez bien sots de l’oublier !
Je l’ai toujours su. Très tôt d’ailleurs. Que je ne ferai jamais X, ni polytechnique, ou encore moins l’ENA. J’ai toujours su que je ne serai jamais riche. Que je ne ferai jamais partie d’un parti. Que je ne serai pas un bon parti, non plus, et que quand vous me croirez encore là, je serai déjà parti. J’ai toujours su que je ne serais pas un brillant chirurgien, ou un homme d’affaires avec un gros attaché case plein de contrats douteux. J’ai toujours su que je n’aurais pas droit à mon quart d’heure de célébrité et que je ne monterai pas les marches à Cannes. J’ai toujours su que les chats tout comme les chattes ça ne serait pas mon truc. J’ai toujours su que je garderai ma révolte, qu’elle suinterait en permanence, que vous ne la comprendriez pas. J’ai toujours su que je ne me fracasserai pas la tête la première dans les escaliers (pour l’instant, c’est ce qui a le mieux marché –en quelque sorte- dans tout ce que j’ai toujours su). J’ai toujours su que je ne vous supporterai pas, la preuve : je ne vous supporte pas. Qu’à vous fréquenter, je ne verrai que des gros, des vieux, des infirmes et des malades. J’ai toujours su que ce n’étaient pas eux les plus dangereux, mais tous les autres, les lâches, vautrés dans leurs certitudes. Que je n’oublierai jamais ma nourrice à qui j’ai brulé sa machine à laver.
J’ai toujours su que je ne brillerai dans aucune soirée mondaine. Que mon absence ne serait pas remarquée, encore moins que ma présence. J’ai toujours su que 2 et 2 ne font pas 4 et que les extra terrestres n’existent pas. J’ai toujours su que l’énergie atomique n’était pas dangereuse (tout me gratte) et que je n’avais pas besoin de vous. J’ai toujours su que ma psy, la docteur Schneider, nouvellement gestalt-thérapeute, et qui est à ma santé mentale ce que le FMI est à la Grèce, finirait par se marier avec un tonneau qui fait le ménage et à manger. J’ai toujours su que je n’aimerai que les histoires qui se terminent mal, et que quand je verrais une feuille tomber, cela me ferait sourire en coin. J’ai toujours su que je finirais par détester ma mère : quand je l’ai appelée, un jour, avec une infection à l’œil pour avoir un conseil et qu’elle m’a dit « tu sais, il y a tellement d’enfants qui meurent avec une infection ». J’ai toujours su que l’on parlerait plus de religion, et de saucisse halal que de chômage et de personnes en grand besoin. J’ai toujours su comment emprunter la passerelle de la matière vers l’antimatière, de l’inerte vers l’animé. J’ai toujours su qu’on me prendrait pour un taré, mais qu’on me demanderait presque des conférences quand même, à me soupçonner d’être un darwiniste voltairien, à force de faire volte-face. J’ai toujours su qu’on passerait la même chose à la télé, que les informations seront à dormir debout, que les retraités iraient acheter leurs timbres le samedi à la poste, et que le feu passerait au rouge au mauvais moment. J’ai toujours su que je ne ferais pas partie de l’humanité, et que je ne ferai pas l’unanimité.
J’ai toujours su que je ne serai pas beau, mais qu’on ne regarderait que moi, même lorsque je m’habillerai basiquement pour déplaire, que ça ne marcherait pas. Toujours, et je n’ai eu de cesse de le répéter avec vive voix, je l’ai su que la RAAC (Renoncement – Abstinence – Abnégation – Contrition), il n’y avait que cela de vrai. Et j’ai toujours su que ça prendrait, qu’un jour vous vous y associeriez, que le mouvement deviendrait international. J’ai toujours su que j’ai toujours raison, je le dirai à votre oraison, et ça, je l’ai toujours su.
De là où je vous écris, ma vie n’est pas facile tous les jours. La votre non plus, mais ça m’est complètement égal. Il en est de même pour tout ce qui vous touche, tant que ça ne me touche pas. Ma psy, depuis je ne sais même plus combien de temps, la Docteur Schneider, Gestalt thérapeuthe, et qui est à ma santé mentale ce que le rayon est au diamètre semble avoir bien réussi son dernier coup depuis qu’elle m’a fait admettre ici.
« Le talent du paranoïaque » l’avais-je entendu dire au téléphone « c’est d’avoir un discours parfaitement structuré et convaincant » avant qu’une lourde porte ne se referme sur mon futur immédiat et proche. Il faut absolument que je me sorte d’ici, j’ai déjà loupé le Festival de Kahn il y a peu. Normalement, c’est moi qui aurais dû être de service ce jour là, et je me sens un peu coupable. Victime aussi.
Pour me sortir d’ici, il me faut ABSOLUMENT vos témoignages, et en quatrième vitesse. Dites-moi que je ne vous ai jamais convaincu de rien. Que vous n’avez pas cru à mes histoires de machine à laver, que personne de vous n’a jamais acquis la moindre de mes LAVO1200Speed, qu’il s’agit d’une farce entre gens du même monde, que je n’ai jamais été Moi Devant et vous derrière, que j’adorais les histoires qui se terminent bien (comme Hansel et Gretel par exemple), que rien ne me grattait jamais, que la Rousse n’a jamais existé. Répétez-le : j’ai besoin de vos témoignages, les plus nombreux.
Car je suis guéri. En fait, je n’ai jamais été malade, c’est ça qu’ils ne veulent pas comprendre. Et pourtant il faut que je sorte : un pique-nique mondain m’attend le 13 août à Paris au Château. On m’a fait passer l’information. Et avant cela, la garden party du 14 juillet.
Une infirmière, aux chaussures rouges, qui me veut du bien a oublié un écrit ce matin, pendant qu’elle m’écoutait réciter mes tables de multiplication (*2).
« Anténor est de moins en moins conciliant et son caractère provocateur semble prendre de l’ampleur sans explication aucune. Ses phrases sont courtes et l’expression souvent de nature taquine, voir provocante mais toujours sans sens. Très à l’affut du moindre fait autour de lui, il nous rapporte l’information, pas toujours conforme à la réalité. Il a régulièrement une tendance à exaspérer son entourage. En effet, il questionne à plusieurs reprises sur un sujet dont il connaît parfaitement la réponse. Il lui arrive également, très souvent, d’émettre une fausse information. La réaction qu’elle provoque chez les autres est très vive et sa parole a perdu de sa crédibilité avec le temps.
Serait-ce un moyen pour lui de mieux intégrer l’information ou, plus vraisemblablement, un moyen mal adapté d’entrer en relation ? nous ne comprenons pas toujours les réactions d’Anténor qui sont souvent mal adaptées ou gauche. Il est fort probable que nous surestimions ses capacités réelles.
Anténor révèle une formidable preuve de volonté et de débrouillardise. Il est autonome au niveau de l’habillage et peut choisir seul ses vêtements (tous rouges) ; une supervision est nécessaire pour freiner ses abus. L’hygiène dentaire s’est améliorée : nous réussissons à lui brosser les dents le soir (pâte rouge, pas de blanc surtout) afin de préserver son autonomie le reste du temps.
Anténor n’a pas de copain (e) attitré(e). Il lui arrive de rejoindre Matthieu, un camarade, dans sa chambre pour feuilleter des prospectus de matériel électroménager. Lors du repas, il est toujours aux petits soins envers Jean. Mais ses intentions sont perçues par ce dernier, à juste titre, comme du harcèlement.
Les relations avec les autres est le domaine problématique majeur d’Anténor. Son attitude et sa façon d’aborder les autres lui posent de graves problèmes. Toujours provocateur, il ne cesse d’attirer l’antipathie autour de lui. De moins en moins disposé, il réagit régulièrement de façon effrontée ou boudeuse.
Anténor est très sensible à la buanderie. Il est continuellement à la recherche d’un moyen d’y aller. Un jour, à l’abri des regards, il a vraisemblablement tenté de lancer une lessive.
Objectif à court terme pour Anténor : continuer les soins des pieds avec l’appareil de pédicurie ».
Vite, vos témoignages, je vous dis ! ce sont des débiles, ici !
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires