Accroche :

J'AIMERAI ME REPAITRE DE CEUX QUI VOUDRAIENT ME SOUMETTRE !
(pour les détails, me contacter urgemment !)

Lundi 2 novembre 2009

Ils sont venus me chercher puisqu’ils m’ont trouvé. Moi, je n’ai rien à chercher, sachant que je n’avais rien à trouver.  Ils vont revenir me rechercher s’ils me retrouvent ? Moi je trouvais qu’ils n’avaient pas à chercher. Mais ont-ils vraiment trouvé ce qu’ils sont venus chercher ? Moi j’ai souvent cherché jusqu’à ce que je n’aie rien trouvé. Et s’ils m’ont trouvé, après tout, c’est qu’ils m’ont bien cherché. Non ? Peut-être que je ne devrais pas chercher à trouver. Probablement qu’ils n’auraient pas du me trouver, même s’ils m’avaient cherché ! Comment peuvent-ils me trouver alors que moi-même je me cherche ? Et que dire lorsque je vous recherche, que je me retrouve moi ? Même lorsque je ne cherche pas, je ne trouve rien. Alors, oui, je trouve vraiment qu’il n’y a rien à chercher …

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 8 octobre 2009

Michael Jackson est mort. Je ne sais pas. Michael jackson n’est pas mort. Je ne sais plus. Toujours est-il que moi je suis vivant, encore vivant, toujours vivant. Après ce qui vient de se passer… les affres de la vie. Et pour le couronnement du tout : vous êtes toujours là, à vous enquérir de ce que je deviens. Comme je vous hais. Du moins : comme je vous haïrais, du moins si je le pouvais encore.

Mais commençons par le début. Je ne sais pas si je vous en ai jamais parlé : je consulte. Oui, nous avons tous nos faiblesses. Cela fait des années que je vois une psy, la Docteur Schneider, nouvellement convertie à la Gestalt thérapie et qui s’essaie à l’agressothérapie. Elle est à ma santé mentale ce que le gramophone est à la PSP 3. Pendant des années, elle a essayé de me faire renier la vérité, qui m’apparaissait chaque jour de plus en plus indéniable : je suis pourvu d’un cerveau avancé, dans un corps de rêve. Oui, je suis Moi Devant, et tout le reste, vous y compris, derrière.

Comme point d’orgue à ce qu’elle considérait être le point final de ma thérapie, elle m’avait enrôlé dans une pièce de théâtre où je tenais le rôle principal. Enfin pratiquement. A un moment donné, vers la fin de la pièce, lorsque le public n’a plus qu’une seule envie (que tout s’arrête et que les lumières se rallument) j’apparaissais enfin, pendant quelques secondes, dans le plus simple appareil (c’est dire combien l’appareil cache le reste), et j’étais censé dire « Moi ? » puis il fallait que j’hésite quelques instants pour mettre enfin un peu de suspens et d’action dans la pièce et rajouter encore d’une voix incertaine « Devant ? ».

Le rideau devait tomber ensuite avant que le dernier acte ne s’enchaine.

 

Je n’ai jamais adhéré à ce projet. J’ai toujours su que ça n’était pas pour moi, que ça n’était pas moi. Jusqu’au dernier moment, j’ai essayé de dissuader ma psy, la Docteur Schneider de ne pas m’impliquer dans ça. Je ne suis fait que de Renoncement, d’Abstinence, d’Abnégation et de Contrition. Mais ça, évidemment, personne ne voulait me croire.

 

Alors oui, j’ai accepté, contre moi, de le jouer, ce premier rôle. Devant un public de milliers de personnes. Très rapidement, après avoir accepté cette idée pour le moins bizarre, je me mis à me contrôler comme rarement. J’ignorais les signes de l’au-delà qui m’avertissaient de ne pas y aller, de ne pas le faire, de ne pas succomber à cette thérapie : oui, tous ces rouges-gorges qui apparaissaient dans les endroits les plus insolites, je ne les voyais pas.

 

La Docteur Schneider, convaincue de mes talents comme de mon aptitude, avait jugé inutile que je participe aux répétitions. J’allais être bon, j’allais être parfait dès la première de mes interventions. Qui allait aussi être la dernière. Le croirez-vous ? J’y suis monté, sur les planches, quand ce fut à mon tour. Vers la fin de la pièce. Qui fut également la fin du tout.

 

A ce jour, je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé ensuite. Ai-je seulement prononcé ma première réplique : « Moi ? ». M’a-t-on seulement vu, lorsque les projecteurs se sont braqués sur moi, et que je me suis trouvé là, dans mon plus simple appareil ?

Personne encore n’a voulu me raconter, combien de morts, combien de blessés, combien de traumatisés à vie. Personne n’évoque plus en ma présence cette tentative pathétique de faire de Moi ce que je ne suis pas. Alors, de là où je vous écris, j’ai repris mes pilules, je reprends mes esprits, je reprends mes séances, avec ma psy la docteur Schneider, nouvellement convertie à la Gestalt-thérapie et qui est à ma santé mentale ce que le film Super 8 est au format MPEG4. Recommencer toujours, n’abandonner jamais…

Par antenor - Publié dans : psychopathologie de la vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Samedi 29 août 2009

Cher Amiral,

 

Quelque soit l’endroit où vous voguiez en ce moment, comme je vous envie ! Ici, sur terre ferme les choses se catastroprécisent. Après la vache folle, le SRAS, les huitres impropres à la consommation, le veau à l’hormone, la grippe aviaire, nous sommes en pleine tourmente avec les risques d’une nouvelle grippe, successivement appelée grippe mexicaine, du cochon, H1N1 et maintenant grippe A. La peste quoi.

Comme si cela ne suffisait pas, les Français se sont mis cet été au camping. Oui, vous m’avez bien lu. Ces « gens-là », dont l’inclination naturelle envers la vulgarité me semble sans limite, ne m’inspireront définitivement et à jamais que dégout et mépris. On leur construit le George V, le Crillon, le Saint James… Et eux ? Ils font du camping ! 20 000 ans de civilisation pour en arriver là ! C’est comme si je m’abaissais à faire les soldes ! Jamais, vous m’entendez ? JAMAIS ! De surcroît, et comme si cela ne suffisait pas, je les ai vus consommer des limonades avec une rondelle de citron, ils appellent cela un Radeau je crois, pour tenez-vous bien, 0,95 €. C’est abject, je le répète ! La débandade complète !

Non, cher ami Amiral il est grand temps que vous reveniez et que vous constatiez avec moi la folie du monde actuel. Où que vous soyez, abaissez les voiles et mettez les vapeurs à fond ! Vous qui êtes un peu des deux, cela ne devrait pas vous poser de problème.

J’ai hâte que la grippe A arrive et qu’elle fasse un peu de place parmi « ces gens-là ». Oh vous me connaissez : je ne me vois absolument pas mourir d’une maladie aussi vulgaire. Non, moi, il me faudrait une maladie beaucoup plus sélecte, plus classe, plus distinguée. Oui, une maladie rare ou orpheline, pourquoi pas. En attendant, j’ai renouvelé et préparé ma garde-robe de deuil. Le noir me va si bien, vous le savez. J’ai arrêté, bien avant les autres, les séances d’UV. Mon teint blafard, associé à un tout-en-noir, relevé par mes magnifiques chaussures rouges : je frise la perfection. J’ai préparé de nombreuses cartes de condoléances, prêtes à l’envoi, destinées aux familles de connaissances qui se portent encore bien pour l’instant, mais j’en suis conscient : un malheur est si vite arrivé. Remarque : pas toujours, hélas !

Mes cauchemars du moment se traduisent par une grippe A qui ne ferait pratiquement pas de victimes. Tout ça pour rien, je ne peux me l’imaginer. J’ai dressé une liste personnelle de ceux dont je pense (et j’espère…) qu’ils n’y survivront pas et des autres qui y survivront. Sur cette dernière y figurent déjà : Moi en Premier bien sur, et tout Devant. Tout de suite et très près derrière Moi, vous figurez en deuxième place, bien cher Amiral. Ensuite vient ma psy, la docteur Schneider, nouvellement convertie à la Gestalt thérapie et qui est à ma santé mentale ce que la marque Sheba est à la marque Buitoni. Et puis ensuite, eh bien figurez-vous, que j’ai du mal à la remplir cette liste. C’est vrai que pour l’autre, de tous ceux qui n’y survivront probablement pas, j’ai eu nettement moins de mal.

La crise financière que l’on nous avait promise très grave n’a pas tenu ses promesses. La classe laborieuse, tous ces gens qui sont obligés de travailler pour pouvoir vivre, est toujours là. Je pense souvent à elle, en mal bien évidemment. Elle m’a toujours écœuré, elle m’écœure, elle continuera à m’écœurer. Je me dis qu’un peu de mépris m’épargnera beaucoup de haine. Et vous savez comment on est : on dit des choses, on ne pense pas forcément le contraire. Et bien c’est tout Moi.

Amiral, très cher, je ne voudrais pas paraître plus pénétrant que nécessaire. Mais vous l’aurez, j’en suis convaincu, compris : il m’importe que vous soyez à mes côtés dans les semaines à venir. Quand l’Histoire s’écrit, n’en déplaise à F. Fukuyama, et elle continue de s’écrire, il est de bon ton d’être au premier rang. Hâtez-vous, le temps presse. Qu’enfin à nouveau nous puissions dégorger pleinement et en toute complicité, mettant un point final à nos plaisirs jusque-là si solitaires…

Bien à Vous,

Anténor

Maréchal Président à Vie

Par antenor - Publié dans : psychopathologie de la vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Mardi 25 août 2009

Il m’arrive parfois de ne pas m’énerver pour rien. Cette bonne nouvelle ravira ma psy, la docteur Schneider, nouvellement convertie à la Gestalt-thérapie, de surcroît en voie de qualification d’Agresso-thérapeute, et qui est à ma santé mentale ce que la salade folle est à l’humeur du chef.

Bref, m’énerver pour quelque chose, je disais. Je pensais à ce Préfet, M. Poubelle qui par antonomase involontaire a donné son nom au récipient, poubelle justement. Du coup, j’ai décidé de m’antonomaser de mon vivant pour être certain de ne pas me retrouver à vouloir signifier tout et n’importe quoi, à l’image du Préfet susnommé.

Ainsi, dans un siècle ou deux, dira-t-on lors des soirées mondaines :

- Je reprendrais bien une coupe d’anténor, celui-ci m’est si agréable, si léger, si frais !

- Cet été, je l’ai passé au cap d’anténor, ce fut absolument anténoresque de beauté !

- Oui cet appareil photo que j’utilise est un Canoanténor , une résolution d’1 milliards de nanopixels

- Vous ne connaissez pas la dernière ? la sœur de Carlita a épousé un homme anténorément riche…

- J’ai changé de psy, une certaine docteur Schneider,  Anténorologue avertie, et ça se passe vraiment bien : je souffre d’une anténorthryte aiguë, je ne vous raconte que ça …

- Vous verriez les prouesses de ma toute dernière machine à laver : à 1200 anténor/minute, on n’entend rien, absolument rien je vous dis

- J’anténore bien ce que vous dites, mais permettez-moi tout de même de n’être pas d’accord avec vous

- (à table) : Passez-moi l’anténor, et que ça saute !

- Avez-vous vu le dernier film de Stanley Kubranténor  « Rien, toujours rien ? » ? J’ai été anténorisé du début jusqu’à la fin !

- A ce qu’il paraît, il a été arrêté par la milice, et a du faire face à un anténoratoire musclé ?

- Dites donc, votre ami, là, oui, celui-là qui se dandine en permanence, vous ne trouvez pas qu’il est un peu anténorefféminé ?

Au théatre :

Anténor ou ne pas anténor, tel n’est pas l’anténor !

A l’opéra :

L’anténor est enfant d’anténor, qui n’a jamais jamais connu d’anténor

Sur la fiche d’état civil :

Vous êtes célibataire o, mariéo, vivant sous situation d’anténor o (cochez une case)

Dans les livres de cuisine :

Cassez 3 anténor, auxquels vous rajoutez 200 gr d’anténor fluide, 200 gr d’anténor bien frais mais à température ambiante, et un sachet d’anténor…

A la télévision, au début du journal de 20 h :

Anténor ! Ce soir à la une …

Sur les  cartes géographiques :

Est, ouest, sud, anténor

 

Le summum : 

Notre Anténor, toi qui es au cieux,

fais que ton nom soit sanctifié,

que ton règne demeure,

que ta volonté nous abreuve,

par ta puissance et ta gloire. Amenanténor.

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Dimanche 9 août 2009

La rumeur courait depuis un certain temps, mais c'est fait, nous en avons la certitude, le Maréchal-Président passe l'été sur la Côte; oui, mais où me direz-vous? Pas n'importe où, vous répondrais-je, plus précisément à Cannes; mais loin des mondanités estivales je vous rassure; il a en effet décidé de se retirer quelques temps avec un minimum de domesticité (équipe réduite de 15 personnes) au monastère St-Honorat, loin des tumultes du monde, histoire de se ressourcer, de prendre du recul avec les choses, et de méditer sur l'avenir; lequel ? Surtout le sien, et accessoirement celui de son AMPT (Association de Pauvres Mais Travailleurs), qui lui pose quelques soucis actuellement (les cotisations ne rentrent pas assez vite).

Comment sait-on tout cela? Très simple, il suffit de consulter le plan de l'ile St-Honorat, qui accueille ledit monastère; rien de spécial? Mais si, regardez bien, il y est question d'une chapelle St-Antenor...


Il faut vous dire (mais ça reste entre nous), que notre Maréchal-Président a été canonisé il y a quelques années... j'entends déjà les mauvaises langues prétendre que ce serait en rapport avec l'importante donation (plusieurs millions d'euros) qu'il a faite à l'Église de Rome... Pour ma part, je pencherais plutôt pour son souhait de repentance à l'égard de tous les chats et autres bestioles qu'il a martyrisés dans son existence... mais chut... vous connaissez sa légendaire modestie et sa grande discrétion...

En revanche, ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a que Lui pour décider de faire sienne la devise de l'APMT (et donner par là même l'exemple): Renoncement, Abstinence, Abnégation, Contrition, la fameuse RAAC!

Et qu'y avait-il de mieux qu'un monastère pour mettre en pratique cette formule?....

(A suivre)

 

 

Mike le Niçois

Reporter en culotte moules-burnes près le Maréchal

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Par antenor
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009

Lorsque comme moi on vit cette expérience douloureuse, mais néanmoins assumée, de vivre en marge de l’humanité, le décès de l’un d’entre vous ne peut apparaître que comme fait divers, dusse-t-il se produire en été. Mais maintenant, avec ce que je vis, je sais que ça peut également être pathétique !

Tranquillement en train de watcher en pleine nuit sur France 2 la version 1997 de « Lolita » que je ne connaissais pas encore, je ne sais pas ce qui m’a pris de regarder les dernières dépêches de l’AFP sur mon télex avant de céder aux appels pressants de Morphée. C’est à cet instant précis, vers 1h20 du matin, que j’appris la mort de Michael Jackson. J'ai bien essayé de pleurer, mais même en me cognant pied nu contre un pied de meuble, je n'ai pas pu... 

Comment vous expliquer ce que je ressentis à cet instant précis ? Parler de vous, comme parler de rien, me semble toujours un exercice impossible, au résultat improbable. J’avais déjà appris le matin même la nouvelle du décès de cette charmante Farah Fawcett, et le monde ne semblait pas vouloir s’en émouvoir outre mesure.

Vendredi matin, après avoir très bien dormi, et n’avoir eu aucune difficulté à m’endormir (il suffit pour cela, les mecs, de laisser les mains au dessus de la couverture), c’est à 7h44 très exactement que j’atteignis déjà le trop-plein d’informations et d’émotions gratuites concernant la mort de Jackson. Remarquez, sur les Five, il nous en reste toujours 4 autres, non ?

 

Ce qui est bien, finalement, à partir du 21 juin, c’est que quelques jours plus tard déjà, les jours vont aller en diminuant. La seule bonne nouvelle. J’espère seulement que l’été sera pourri, que je n’aurais pas à regarder 3 689 photos numériques de vos leçons pathétiques de ski nautique ou de marche nocturne, aussi passionnante vous semble-t-elle, dans la vallée de Chevreuse. Pourvu que les fleurs fanent bientôt et que les feuilles commencent à tomber des arbres.

 

Pour la mort de ce chanteur dont je vous parlais tout à l’heure, vous croyez que votre émotion et votre hommage seront pareils lorsque ce sera au tour de Patrick Juvet ?

 

En ce qui me concerne, et parce que j’aime les valeurs sûres, je continue à respecter tous les Iraniens qui manifestent, et qui démontrent un courage, un héroïsme, que nous n’avons plus.

 

Michael Jackson n’est pas mort. Il l’était déjà pas mal avant puisque mort-vivant ! Si ça se trouve, il prenait (aussi) du Di-Antalvic ? Du coup, moi-même, je n’ose plus en prendre pour soigner mon mal de au plexus solaire.

 

Enfin bon, je ne vais pas m’énerver : je préfère jeter un voile une burqa de pudeur sur votre vulgarité, décidément sans limite.

INFORMATION DE DERNIERE MINUTE :
j’ai reçu beaucoup de courriels ces derniers jours concernant l’emprunt d’Etat que souhaite lancer notre Président. Petite précision : ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un emprunt d’Etat, que vous serez obligés d’y souscrire !

A devoir tout vous préciser, vous me fatiguez, vous savez ! vous me fatiguez beaucoup ! D’ici à ce que ça me fasse une crise cardiaque du cœur…

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Lundi 15 juin 2009

Tous les matins à mon réveil, je ne souhaite qu’une seule chose : que vous ayez des petites boules inquiétantes sous les aisselles, que vous crachiez enfin à nouveau du sang, que votre taux de cholestérol prenne définitivement le dessus, qu’une sclérose latérale amyotrophique vous dévore ou qu’une attaque cérébrale massive vous rende enfin raison…

Mais non ! au lieu de ça, quoi ? à peine un avion qui tombe à l’eau, un taux d’abstention à des élections européennes qui feraient pâlir la Corée du nord (pauvre kim jong il), et Ahmadinejad qui n’est toujours pas élu en France…

Ca va faire 15 jours, avec vos histoires, qu’une chanson me trotte en tête, c’est malin…

« Quand tu souris

Je m'envole au paradis

Je vais à Rio de Janeiro

Et l'on se jette dans l'eau

Dans l'eau bleue de l'océan

Que peuvent s'offrir sans argent

Ceux qui n'ont que des fleurs

Dans le cœur »

Oh ben ça, au paradis, ils y ont été expédiés, en quelques minutes. Quelle chance d’avoir pu vivre cette ambiance de dernière minute, en First ou en Business si je pouvais choisir. Mais moi évidemment, non ! On me refuse tout ! Il faut que je me réveille chaque matin, tranquillement, à m’énerver pour rien, à m’offusquer de tout. J’imagine, les soutes à bagages qui s’ouvrent et répandent leur lot de statuette de pain de sucre, les parfums duty free et revues Men health et les sacs dolce gabana. Quel gachis ! Le vol AF440 je le déteste rien que pour ça. S’il y en a qui ont des théories « fumeuses » (et ce sera le cas de le dire) pour expliquer l’inexplicable, vous pouvez y aller. Non, ce vol il s’est crashé parce que je l’ai voulu. C’est tout.

Les hurlements de dernière minute, la dépressurisation et les yeux exorbités, les masques à oxygène qui ne tombent pas et les PNC qui ne pourront plus jamais aller aux portes. Les toboggans qui s’arment tout seul, et le capitain crew qui n’a plus le temps de terminer sa rasade… Il y a des gens qui feraient n’importe quoi pour vous voler la vedette, avoir leur quart d’heure de célébrité ! C’est d’une vulgarité sans nom !

Pendant ce temps, les laboratoires ANTENOR INC. que j’essaie de faire avancer à raison de grands coups de pieds n’ont toujours pas « sorti » la toute nouvelle machine à laver à chargement frontal, la LAVO1200Speed Meta. Que voulez-vous ! Nous n’avons pas les mêmes soucis, nous ne vivons pas dans le même monde.

Oui, demain matin au réveil, ce que je vais vous souhaiter, c’est un bon virus H1200N1200, fulgurant comme au figuré. En attendant, je continue à chanter…

« Oui, quand tu souris
Je m'envole au paradis
Je vais à Rio
Rio de Janeiro
Je prends ta main
Et nos cœurs font plus de bruit
Que toutes les timbales

Du carnaval

Oh oh oh oh... ».

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009

Le monde dérive, ça sent l’odeur de la fin. Je ne pensais pas d’ailleurs que ça en avait, une odeur, la fin. Comme quoi, on peut en apprendre des belles jusqu’à la dernière minute. Je n’aurais donc jamais un moment de paix, un moment pour moi, un moment sans rien et surtout une éternité sans vous.

 

Même ma psy, la docteur Schneider, nouvellement reconvertie en Gestalt thérapeute, et qui est à ma santé mentale ce que la liste de Dieudonné est aux élections européennes semble en ce moment complètement désorientée…

 

Non mais de quoi se mêle-t-elle ? Non contente de me rabâcher à longueur de séances que les plateaux télé ce n’est pas bon pour ce que j’ai (je parle des émissions où je suis longuement z’interviewé, pas d’un plateau-télé avec des mets gras hormonés), qu’il faudrait que je m’éloigne des soirées mondaines (notamment Cannes cette année elle ne tient absolument pas que j’y aille et encore moins que j’en prononce le discours d’ouverture du Festival), et que je ne pense plus aux Oscars, à la soirée du CRIF, à la garden-party de l’Elysée et tout ça.

Non, elle veut, pardon, elle EXIGE que je devienne plus terroir, plus près de vous, moins Devant, plus derrière en quelque sorte.                                           Moi nu sur le divan de ma psy

Jusque-là, je l’écoutais d’un air faussement attentif, plongé dans mes troubles obsessionnels compulsifs, mais allongé nu tout de même sur son divan. Je disais même « oui, mais bien sûr » à ses demandes insistantes de me ruraliser, à devenir plus « peuple ». A la fin de la séance, faisant semblant d’aller mieux, je lui règlais son dû et je m’inscrivais pour la prochaine fois.

 

Mais vous n’imaginerez jamais ce qu’elle m’a demandé de faire hier soir ! Non, ne cherchez pas, vous ne trouverez pas. Vous risquez juste un affreux mal de tête en essayant de réfléchir. La Dr Schneider, ma psy m’a demandé d’ouvrir un compte bancaire à la – tenez-vous bien- banque POPULAIRE. Oui, non, enfin je sais : ça vous choque profondément. Vous avez bien lu : POPULAIRE ! Quand on s’imagine que j’ai des comptes ouverts à la Banque du Louvre, à la banque d’Orsay, à la Compagnie Financière Edmond de R.,  à la Monte Paschi Banque…, à la Princesse Banque of Monaco (souvenez-vous : comme un ouragan…)… pourquoi pas ouvrir non plus un compte au crédit municipal de Lyon ou de je ne sais où ?

 

Moi, me demander à MOI d’ouvrir un compte à la banque po…., non, je n’y arrive pas. Je ne peux plus répéter ce mot. Et puis demain, c’est quoi : la soupe populaire ? Puis un voyage en bus jusqu’en Chine populaire ? Ensuite m’inscrire à l’université populaire ? Habiter un quartier populaire ? Faire écrire ma biographie par un jury populaire ? Et pourquoi pas instaurer une démocratie populaire au sein de l’Association des Pauvres Mais Travailleurs (APMT) dont je suis le Maréchal-Président à Vie ? M’affilier à l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) ? Présenter mon carnet à un bal populaire ?

 

Non vraiment, trop c’est trop… Là, je suis abattu… écœuré, terriblement déçu…

 

Par antenor - Publié dans : psychopathologie de la vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Mercredi 6 mai 2009

Autant vous l’avouer tout de go : je ne suis jamais, mais alors ô grand jamais, allé au Sotheby’s café à Londres. Pire encore, pour enfoncer le dégout au fond de votre gorge, je n’intentionne nullement d’y aller.

 

Bon une fois que j’ai dit ça, j’ai tout dit. Et rien dit en même temps. Mais je tenais à le dire tout de même, en cet instant précis.

 

De toute façon, j’attends. J’attends que l’on me parle. J’attends que l’on vienne me parler. On vient toujours me parler. A un moment donné ou un autre. Ca finira par arriver. Que l’on me parle. Vous avez toujours besoin de me parler. Une envie irrésistible. Du moins normalement si tout se passe bien comme je l’ai prévu. Une Envie que je n’ai jamais comprise. Mais soit. J’attendrai. Vous m’aurez parlé avant que la fin n’arrive. Et que je n’arrête d’attendre. Vous me parlerez. Le pire finit toujours par arriver. Même si comme cela arrive souvent, c’est vers la fin, justement.

En attendant, j’attends. Vous pourriez me parler d’un instant à l’autre. Je le sais. Ce qui distingue l’Homme de l’animal, c’est la parole. Pourtant, malgré tout, en ce qui vous concerne Vous, le doute persiste… Vous avez la parole, certes… Mais… Parler pour ne rien dire. Faire du bruit avec votre bouche. Non, cela n’est pas me parler. Cela n’est pas à ma hauteur. Cela ne m’atteint pas.

 

Un jour, vous me parlerez. Cela doit arriver. C’est écrit. Quelque part. Mon destin. Votre providence. Parlez, oui, mais de grâce parlez-moi ! Vous êtes des sujets victimes de vos désirs, incapables d’aller contre votre gré. Vous serez victimes toute votre vie. Vous parlez, mais vous ne savez pas ce que vous dites, vous ignorez de quoi vous parlez. Les efforts que vous tentez de réaliser pour vous humaniser et vous civiliser font apparaître de nouveaux symptômes qu’il vous faut à nouveau combattre. Et vous vous étonnez de tourner en rond. Et je m’étonne que vous ne me parliez pas. Lorsque vous me parlerez, vous vous éviterez le pire. Si vous ne me parlez pas, le pire arrivera. Déjà que vous êtes à côté de vous-même, et que ce n’est vraiment pas très joli à voir…

 

A force d’attendre, là, à ce qu’un jour vous me parliez, je sais que je me rapproche du paradis. Et pourtant quand j’y pense, j’ai peur. Et si j’y étais, là-bas également, seul, Moi Devant et vous derrière ?

Par antenor - Publié dans : rien-nest-vrai
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander

à savoir :

Si vous avez raté le début :
Anténor, accessoirement Maréchal Président à Vie (MPàV) de l’Association des Pauvres Mais Travailleurs (APMT) déteste les chats, les lumières que l’on laisse allumées, sa psychanalyste le docteur Schneider. Il affectionne les histoires qui se terminent mal, les tomates, les poudres et machines à laver (uniquement avec hublot), l’humour noir, féroce, sarcastique. Il n’a aucun égard pour les veuves et les orphelins : il voudrait qu’il y en ait plus.
Enfin, il a démodé les Troubles Obsessionnels Compulsifs et patauge pathétiquement dans les Troubles d’Opposition avec Provocation, la mare jamais desséchée de son existence quotidienne.
Il est torturé en permanence par un doute qui le ronge insidieusement : doit-il ou non assister au prochain festival de Cannes ? Enfin, il est persécuté par La Rousse, la fille de l'insupportable docteur Schneider.

Images Aléatoires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés